Test Rossignol XV Split 167 : la board de freeride qui aime vraiment la pente raide

Test Rossignol XV Split 167 : la board de freeride qui aime vraiment la pente raide

9 septembre 2026 1 min de lecture

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Un bon outil, mais pas donné et pas pour tout le monde

★★★★★ ★★★★★

Look sobre, shape agressif

★★★★★ ★★★★★

Construction sérieuse, mais pas la plus légère

★★★★★ ★★★★★

Solide, mais à surveiller comme toute split

★★★★★ ★★★★★

Là où elle s’exprime : la descente en terrain sérieux

★★★★★ ★★★★★

Une XV classique, mais coupée en deux

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Tenue de carre très solide grâce aux Serrated Edges, surtout sur neige dure et dans le raide
  • Stabilité et confiance à haute vitesse, comportement proche d’une grosse freeride de station
  • Encoche de peaux à l’arrière pratique et construction globale sérieuse et rassurante

Points Faibles

  • Poids et longueur pénalisants à la montée, surtout en 167
  • Board exigeante et peu tolérante, clairement pas adaptée aux débutants ou à la rando tranquille
Marque Rossignol

Une split faite pour envoyer, pas pour flâner

Je ride des splits depuis quelques saisons, surtout en freeride un peu engagé, et j’ai testé cette Rossignol XV Split 167 pendant une petite dizaine de sorties, entre poudre, neige dure et trafolle. Je cherchais une board clairement orientée descente, pas un truc de rando pépère, et sur le papier la XV Split correspond pile à ça : pro model de Xavier De Le Rue, shape directionnel, gros flex, gros programme. En gros, une planche qui donne envie d’aller chercher des pentes un peu sérieuses.

Concrètement, je l’ai ridée avec des fix split classiques, peaux taillées à la taille (les encoches tail skin aident bien d’ailleurs), et un sac plutôt chargé, parce que je pars rarement léger. Niveau taille, le 167 est assez long, donc je l’ai pris clairement pour des journées où je sais qu’il y a de la pente et du terrain un peu sérieux, pas pour des petites balades tranquilles en forêt. J’ai un gabarit autour de 80 kg équipé, donc ça colle bien à ce genre de longueur.

Ce qui m’a frappé dès les premières descentes, c’est que cette board ne cherche pas à être gentille. Le flex est bien rigide, surtout en talon, et ça se sent tout de suite : si tu montes dessus en mode touriste, elle ne te pardonne pas grand-chose. Par contre, dès que tu prends un peu de vitesse, tout se met en place : ça arrête de vibrer, ça tient la carre, et tu sens que la planche est faite pour ça. Typiquement le genre de split où tu te dis : « OK, je suis venu pour descendre, pas juste pour faire du cardio à la montée ».

En résumé pour l’intro : c’est une split clairement orientée freeride engagé, avec un comportement très proche d’une board de station rigide. C’est pas la plus joueuse, c’est pas la plus tolérante, mais si ton délire c’est tracer fort dans du raide et que tu as déjà un bon niveau, elle commence à devenir vraiment intéressante. Si tu débutes en split ou en snowboard tout court, honnêtement, ce n’est pas la première planche que je conseillerais.

Un bon outil, mais pas donné et pas pour tout le monde

★★★★★ ★★★★★

Niveau prix, la Rossignol XV Split se place clairement dans le haut du panier des splits freeride. Ce n’est pas la plus chère du marché, mais on reste sur un budget sérieux, surtout si tu dois en plus ajouter fixations, peaux, couteaux, etc. Du coup, la vraie question, c’est : est-ce que ça vaut le coup pour ton usage ? Pour moi, la réponse dépend beaucoup de ton niveau et de ce que tu cherches en rando.

Si tu es un rider confirmé, que tu viens d’une board de freeride rigide, et que ton délire c’est d’aller chercher du raide, des grosses conditions, des descentes engagées, là oui, le rapport « ce que ça apporte / ce que ça coûte » est plutôt bon. Tu paies pour une planche qui tient vraiment la route à la descente, qui reste stable quand ça va vite, et qui accroche bien sur neige dure. Dans ce contexte, ça fait le job et tu profites vraiment de ce que tu as payé.

Par contre, si tu es plutôt dans un délire rando tranquille, polyvalence, un peu de poudre, un peu de forêt, et que tu n’envoies pas trop, je trouve que tu paies un peu pour rien. Il y a des modèles plus légers, plus tolérants, moins chers, qui feront largement l’affaire et qui seront même plus agréables à la montée. Là, tu risques de te retrouver avec une board trop exigeante pour ton usage, et de te demander pourquoi tu as mis autant dedans.

Donc en termes de valeur, je dirais : bon investissement si tu sais pourquoi tu la prends, moyen si tu cherches juste une première split passe-partout. C’est une planche de niche, pour un programme assez précis. Si tu rentres dans cette case, tu vas l’apprécier. Sinon, tu as mieux à faire de ton budget.

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Look sobre, shape agressif

★★★★★ ★★★★★

Visuellement, la XV Split en noir, c’est ultra sobre. Noir, quelques marquages discrets, pas de gros graphismes qui crient au secours. Perso, j’aime bien : en rando, je préfère un truc qui ne ressemble pas à un sapin de Noël. Ça reste dans l’esprit des boards freeride sérieuses : tu sens que c’est fait pour bosser, pas pour faire joli sur Instagram. Après, si tu aimes les topsheets flashy, tu vas trouver ça un peu triste, mais c’est une question de goût.

Ce qui compte surtout, c’est le shape. On est sur du directionnel bien marqué : nose plus long et un peu plus large, tail plus court, gros setback. En gros, tout est fait pour aller dans un sens : tout droit en descente. Le nose assez large aide clairement à déjauger en poudre, même à basse vitesse. Le tail, lui, est plus rigide et plus court, ce qui donne ce côté très stable quand tu charges les appuis arrière en sortie de courbe. En switch, par contre, ce n’est pas le délire : ça se ride, mais tu sens bien que ce n’est pas prévu pour.

Un détail que j’ai bien aimé : les encoches de peau à l’arrière. Ça parait bête, mais ça évite de bricoler avec des crochets qui glissent ou des peaux qui se barrent quand tu fais des conversions un peu foireuses. Là, tu clipses, ça tient, fin de l’histoire. Sur la longueur 167, ça apporte un petit côté rassurant, surtout en dévers où tu n’as pas envie de te battre avec ton matos.

En gros, côté design, ça donne ça : look discret, shape clairement orienté descente, quelques détails bien pensés pour la rando. Pas de fioritures, mais du fonctionnel. Si tu cherches une board qui « en jette » visuellement, ce n’est pas celle-là. Si tu veux un truc qui a une gueule de planche sérieuse et efficace, ça colle bien.

Construction sérieuse, mais pas la plus légère

★★★★★ ★★★★★

Niveau construction, on reste sur du Rossignol classique pour du haut de gamme freeride. Tu sens que la board est bien foutue dès que tu la prends en main : rien ne craque, les finitions sont propres, les chants sont nets. On n’est pas sur une ultra-light en carbone façon board de compétition, ça se sent tout de suite au poids. En 167, avec les inserts et tout le bazar, ce n’est pas ce qu’il y a de plus léger sur le marché, loin de là.

Sur le terrain, ça a un impact clair : à la montée, tu sens le poids. Ce n’est pas un enfer, mais comparé à certaines splits plus modernes avec noyau allégé et couches de carbone partout, tu tires un peu plus sur les cuisses, surtout en fin de journée. Par contre, ce poids et ce flex assez costaud apportent un vrai plus à la descente. La board filtre bien les vibrations, même dans la trafolle ou la neige croûtée. Tu n’as pas ce côté « bout de bois qui tape » qu’on retrouve sur certaines boards trop rigides mais trop légères.

Les carres avec la technologie Serrated Edges sont bien intégrées, et je n’ai pas vu de faiblesses particulières après quelques chocs sur des cailloux planqués sous la neige. Idem pour la semelle : ça glisse bien, ça prend bien le fart, et je n’ai pas eu de surprise bizarre du style zones qui blanchissent au bout de deux sorties. Ça reste du matos qui respire la solidité, même si on n’a pas non plus un tank indestructible.

En résumé, niveau matériaux, on est sur un compromis assez clair : solidité et stabilité d’abord, poids ensuite. Si tu cherches la split la plus légère possible pour enchaîner les 1500 m de dénivelé sans broncher, il y a mieux. Si tu acceptes de porter un peu plus lourd pour avoir une board sérieuse à la descente, là ça devient intéressant. C’est un choix assumé, et ça se sent dans la construction.

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Solide, mais à surveiller comme toute split

★★★★★ ★★★★★

Après plusieurs sorties, dont quelques passages caillouteux pas prévus au programme, la XV Split s’en sort plutôt bien. La semelle a pris quelques rayures, mais rien de grave, et ça se répare facilement au fart et au p-tex. Les carres n’ont pas bougé, même après quelques gros appuis sur des zones glacées. Globalement, ça donne une impression de solidité, on n’a pas l’impression de marcher sur des œufs comme avec certaines boards ultra light où tu as peur de toucher le moindre caillou.

Les chants tiennent bien, pas de délamination ou de fissure suspecte après plusieurs montées/descentes avec portage, coups de carres, etc. Les inserts de fixations n’ont pas pris de jeu, même avec des montages/démontages répétés. C’est un point important sur une split, parce qu’avec les manipulations régulières, ça peut vite devenir un point faible. Là, rien à signaler pour l’instant.

Après, soyons clairs : ça reste une splitboard, donc deux skis qui se cognent, des clips qui prennent la neige, de la glace qui se met partout. Faut l’entretenir un minimum. Un bon séchage après chaque sortie, un fartage régulier, et éviter de la jeter n’importe comment sur les cailloux, et ça devrait tenir un bon moment. On n’est pas sur une board jetable à la saison, ça se sent.

Je dirais que le seul vrai point à surveiller, comme sur toutes les splits un peu lourdes et rigides, c’est les chocs répétés sur les carres internes et les clips. Si tu passes ton temps à taper les deux moitiés l’une contre l’autre comme un bourrin en manipulation, forcément ça marquera. Mais pour l’instant, après plusieurs sorties pas toujours délicates, ça vieillit plutôt bien. Pour un usage régulier en freeride rando, je suis assez confiant sur la durée de vie.

Là où elle s’exprime : la descente en terrain sérieux

★★★★★ ★★★★★

C’est clairement la partie la plus intéressante de cette board. En descente, la XV Split 167 est dans son élément. Sur neige dure ou transformée, tu mets la planche sur la carre, tu charges un peu, et ça tient vraiment bien. La tenue de carre est son gros point fort. Les Serrated Edges font le job : quand tu commences à accélérer, tu sens que ça arrête les petites glisses latérales, surtout dans les travers raides un peu glacés. Comparé à une split plus souple que j’ai (une orientée plus all-mountain), la XV est carrément plus stable.

En poudre, le nose fait bien le taf. Le rocker à l’avant et le setback prononcé aident clairement à déjauger. Même à basse vitesse dans les passages serrés, ça plante rarement. Par contre, comme la board est longue et rigide, tu sens que ce n’est pas un jouet : pour slalomer dans les sapins très serrés ou faire du freestyle en poudre, c’est pas l’outil idéal. Elle préfère les grandes pentes ouvertes où tu peux poser de gros virages bien propres.

Là où il faut être honnête, c’est sur le côté tolérance. Ce n’est pas une board qui aime les approximations. Si tu te mets trop en arrière, si tu te rates sur un appui en neige pourrie, tu peux vite te faire embarquer. Elle demande un rider qui sait où il met ses pieds, surtout dans le raide ou quand la neige est changeante. Si tu as l’habitude des boards un peu plus souples et faciles, tu vas devoir t’habituer un peu à son caractère.

En montée, niveau performance, c’est correct sans plus. Le cambre et la rigidité apportent une bonne accroche des peaux sur les dévers, ça c’est un bon point. Mais le poids et la longueur en 167 se rappellent vite à toi sur les longs bouts de plat ou les conversions répétées. Ça fait le job, mais ce n’est pas la partie où elle brille. Globalement, on sent bien que Rossignol a mis la priorité sur la descente, et si c’est ce que tu cherches, tu vas t’y retrouver.

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Une XV classique, mais coupée en deux

★★★★★ ★★★★★

Sur le papier, la Rossignol XV Split reprend quasiment tout de la XV « normale » : shape directionnel, gros setback, profil AmpTek Elite (un mélange de cambre et de rocker), et surtout les fameuses Serrated Edges, ces carres ondulées censées mieux accrocher sur neige dure. Là-dessus, Rossignol a juste adapté le tout au format split, avec les inserts, les clips et des encoches à l’arrière pour accrocher les peaux. Rien de révolutionnaire, mais c’est cohérent.

Niveau programme, on est annoncé sur du freeride pur, pour riders confirmés. Et franchement, c’est assez honnête comme étiquette. Le flex est costaud, la longueur en 167 ne pardonne pas trop les approximations, et la board aime la vitesse. Si tu cherches un truc pour jouer dans les sapins à 10 km/h, tu es clairement sur le mauvais modèle. Si tu veux un truc qui tienne la ligne dans une pente gelée ou dans un couloir un peu expo, là ça commence à devenir intéressant.

En pratique, ça donne une board qui se comporte plus comme une grosse freeride de station qu’une split « rando plaisir ». La XV Split garde ce côté « planche à charger » : tu te sens vite en confiance quand tu la mets sur la carre, surtout à partir d’une certaine vitesse. Les 7 points de contact des Serrated Edges se sentent vraiment quand tu es sur neige dure ou croûtée : ça arrête bien les petites dérives que tu peux avoir avec d’autres splits plus souples ou plus light.

Pour résumer la présentation : c’est une split qui fait exactement ce qu’elle annonce. Gros freeride, gros appétit pour la pente, pas très tolérante. Si tu viens d’un snowboard de piste/freeride rigide et que tu veux la même sensation en rando, tu vas t’y retrouver. Si tu viens d’une board plus souple, plus courte ou plus freestyle, tu risques de la trouver un peu brutale au début.

Points Forts

  • Tenue de carre très solide grâce aux Serrated Edges, surtout sur neige dure et dans le raide
  • Stabilité et confiance à haute vitesse, comportement proche d’une grosse freeride de station
  • Encoche de peaux à l’arrière pratique et construction globale sérieuse et rassurante

Points Faibles

  • Poids et longueur pénalisants à la montée, surtout en 167
  • Board exigeante et peu tolérante, clairement pas adaptée aux débutants ou à la rando tranquille

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Au final, la Rossignol XV Split 167, c’est clairement une splitboard taillée pour les riders qui mettent la descente au centre du jeu. Elle est rigide, directionnelle, lourde par rapport à certains modèles plus modernes, mais en échange tu récupères une stabilité et une tenue de carre vraiment solides, surtout sur neige dure et dans le raide. Le shape et les Serrated Edges font bien le boulot, et on sent la parenté avec la XV « classique » de station : c’est une board qui aime quand tu la pousses un peu.

Par contre, il faut être honnête : ce n’est pas une board pour tout le monde. Si tu débutes en split ou que tu as un niveau moyen en snowboard, tu vas la trouver physique, pas très tolérante, et un peu lourde à la montée. Pour de la rando tranquille, c’est clairement overkill. En gros, je la conseillerais à quelqu’un qui : ride déjà une board freeride assez rigide en station, a un bon niveau technique, et cherche une split pour des sorties engagées où la descente est la priorité. Si tu cherches plutôt une première split polyvalente, légère, et un peu plus joueuse, passe ton chemin, il y a des options plus adaptées et souvent moins chères.

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Sous-notes

Un bon outil, mais pas donné et pas pour tout le monde

★★★★★ ★★★★★

Look sobre, shape agressif

★★★★★ ★★★★★

Construction sérieuse, mais pas la plus légère

★★★★★ ★★★★★

Solide, mais à surveiller comme toute split

★★★★★ ★★★★★

Là où elle s’exprime : la descente en terrain sérieux

★★★★★ ★★★★★

Une XV classique, mais coupée en deux

★★★★★ ★★★★★
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